Sur la Côte Vermeille, des vendanges encore entièrement à la main
Sur les coteaux de la Côte Vermeille, les vendanges restent une affaire de bras. Selon madeinperpignan.com, entre Collioure, Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer, la pente, les terrasses étroites et les murettes de schiste empêchent la mécanisation. Ce mercredi 2 septembre, le média a suivi une équipe au travail sur les vignes de François Pignol, entre Collioure et Port-Vendres.
Des parcelles où les machines ne passent pas
Le paysage est celui d’une montagne travaillée en terrasses. Les rangs de grenache sont installés sur des sols instables, parfois très abrupts. Le pick-up ne peut pas monter jusqu’aux parcelles. Les vendangeurs terminent donc l’approche à pied, puis redescendent les hottes vers la benne.
Dans ces conditions, le raisin est coupé à la main et porté sur le dos. La source indique qu’une hotte pleine dépasse 35 kilos et peut aller au-delà de 50 kilos en bout de rangée. Ce jour-là, six vendangeurs travaillent avec François Pignol. Trois camions doivent être remplis dans la journée.
La mécanisation, qui réduirait fortement les coûts, n’est pas possible sur ces pentes. Les rares engins capables de monter un peu plus haut sont présentés comme hors de prix. Résultat : le coût du travail reste très élevé, avec une équipe payée au SMIC, et le producteur dit devoir viser du très haut de gamme.
Un vignoble fragile, tenu par quelques producteurs
Made in Perpignan décrit aussi un vignoble sous pression. Certaines parcelles sont envahies par les herbes hautes, et les viticulteurs voient chaque année davantage de terrains abandonnés. Les repreneurs sont rares, car ces terres sont difficiles à rentabiliser.
François Pignol a repris les huit hectares de son père en 2005. Il explique dégager à peine 1 200 euros par mois, pour un temps de travail qu’il ne compte plus. Il arrache aussi les souches mortes sans machine, nettoie les canaux, restaure les murs et débroussaille à la main. La sécheresse ajoute une incertitude supplémentaire : il affirme avoir perdu 800 kilos de raisin.
Malgré la fatigue, les douleurs physiques et le manque de moyens pour embaucher à l’année, le viticulteur continue de replanter. Autour de lui, l’équipe est composée de travailleurs expérimentés, dont plusieurs retraités. Sur ces coteaux, les vendanges montrent autant l’attachement à un paysage viticole que la fragilité économique de ceux qui le maintiennent.
Source : madeinperpignan.com
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