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Les pompiers des Pyrénées-Orientales manifestent pour plus de moyens

Anaïs Darrigrand 2 min de lecture
Les pompiers des Pyrénées-Orientales manifestent pour plus de moyens

Des pompiers des Pyrénées-Orientales participent ce mardi 29 septembre à la manifestation intersyndicale organisée à Paris. Ils alertent sur le manque de moyens nationaux, alors que les interventions sont appelées à devenir plus exigeantes avec le dérèglement climatique, selon madeinperpignan.com.

Les représentants syndicaux évoquent les incendies de l’été, mais aussi la tornade dans l’Aude. Ils estiment que ces événements, souvent présentés comme exceptionnels, se répètent et s’intensifient. Leur inquiétude porte notamment sur la capacité du département à faire face à plusieurs feux majeurs en même temps.

Des recrutements attendus, mais des craintes sur les budgets

Le Conseil départemental a annoncé le recrutement d’une centaine de pompiers professionnels, une mesure saluée par les syndicats. Mais les annonces d’austérité budgétaire inquiètent les représentants du personnel. Le gouvernement cherche 54 milliards dans le budget qui doit être voté dans les prochaines semaines. Les syndicats redoutent des conséquences pour les collectivités territoriales, et donc pour les recrutements ou les remplacements après des départs à la retraite.

Les pompiers signalent aussi la diminution du nombre de centres de secours et de camions au cours de la dernière décennie. Le département comptait 70 centres de secours en 1996 ; il n’en resterait plus qu’une quarantaine aujourd’hui. Ces réorganisations peuvent également conduire des volontaires à renoncer, selon les syndicats.

Des ambulances bloquées aux urgences

La pression sur les secours se joue également devant les urgences. Les Pyrénées-Orientales accueillent plus de 3 000 nouveaux habitants par an, tandis que la désertification médicale entraîne davantage de recours à l’hôpital. Des ambulances de pompiers restent ainsi en attente avec des patients, parfois plusieurs dizaines de minutes ou plus d’une heure.

Cette immobilisation peut retarder l’arrivée d’un autre véhicule sur une intervention. Les syndicats citent les situations où chaque minute compte, comme un arrêt cardiaque, un AVC ou un début d’incendie. Ils réclament aussi davantage de prévention et une meilleure prise en compte des maladies professionnelles liées aux fumées et aux particules fines.

Source : madeinperpignan.com

Anaïs Darrigrand

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