Perpignan : un fossé social marqué entre les écoles publiques et privées
Une fracture visible au cœur de la cité
Ce lundi 7 septembre 2026, la question de la mixité sociale dans les établissements scolaires perpignanais est au centre des attentions. Une réalité constatée sur le terrain, notamment dans les rues de la ville où les contrastes entre les établissements sont flagrants. Selon lemonde.fr, la situation de deux écoles situées à une centaine de mètres de distance illustre parfaitement cette disparité.
D’un côté, l’école privée Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus voit affluer chaque matin un important flux de véhicules. L’établissement se classe parmi les 10 % des écoles les plus favorisées de France selon les indices de position sociale utilisés par l’Éducation nationale.
De l’autre côté, l’école publique Jordi-Barre présente un profil radicalement opposé. Située à proximité du quartier Saint-Mathieu, zone marquée par une forte précarité, elle accueille des élèves arrivant majoritairement à pied. Les données officielles placent cet établissement à l’opposé de l’échelle sociale par rapport à son voisin du secteur privé.
Un constat généralisé
Le cas de ces deux écoles n’est pas isolé. Cette séparation géographique et sociale reflète le paysage scolaire global de la ville. La mixité sociale y a quasiment disparu, créant deux mondes éducatifs qui coexistent sans se rencontrer au sein même de la cité catalane. Cette polarisation, mesurée par les indicateurs académiques, souligne un abîme social entre les familles, perceptible jusque dans les conditions d’accès aux entrées des écoles.
Source : lemonde.fr
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